Contrat de sous-traitance: les clauses essentielles pour les entrepreneurs
Par Équipe éditoriale
Modifié le 11 août 2026

Un contrat de sous-traitance permet à une entreprise ou à un entrepreneur de confier une partie d'un mandat à une autre entreprise ou à un travailleur autonome. Dans le secteur de la construction, par exemple, un entrepreneur général peut faire appel à un électricien, à un plombier ou à un autre entrepreneur spécialisé pour réaliser une portion précise des travaux. Pendant les mois les plus occupés de la rénovation, une sous-traitance bien organisée peut aussi aider à mieux gérer la charge de travail, les clients et les échéanciers tout en protégeant la rentabilité avant l'hiver.
Même lorsqu'un contrat écrit n'est pas expressément exigé par la loi, mettre l'entente par écrit est une précaution importante. Un document clair permet de définir les travaux, le prix, les responsabilités, les délais et la marche à suivre en cas de problème. Il doit aussi rester à jour pendant le projet afin que les modifications, approbations et travaux réalisés puissent être retracés facilement.
Qu'est-ce qu'un contrat de sous-traitance?

Source: Soumission Rénovation
La sous-traitance consiste généralement à confier à un tiers une partie des travaux ou des services qu'une entreprise s'est elle-même engagée à réaliser. La relation implique donc souvent trois acteurs: le client ou maître d'ouvrage, l'entrepreneur principal et le sous-traitant.
Le contrat de sous-traitance encadre principalement la relation entre l'entrepreneur qui confie le mandat et le sous-traitant qui l'exécute. Le client initial n'est pas automatiquement partie à ce contrat.
Au Québec, cette relation peut notamment relever des règles du Code civil du Québec concernant le contrat d'entreprise ou de service. L'entrepreneur ou le prestataire s'engage alors à réaliser un ouvrage ou à fournir un service moyennant un prix.
Un entrepreneur indépendant se distingue aussi d'un salarié par son autonomie: il conserve normalement le choix de ses moyens d'exécution et n'est pas soumis au même lien de subordination qu'un employé.
Pourquoi utiliser un contrat de sous-traitance écrit?
Une entente verbale peut être valide dans certaines situations. En règle générale, le Code civil du Québec permet la formation d'un contrat par le simple échange des consentements, sauf lorsqu'une forme particulière est exigée.
Cela ne signifie pas qu'un accord verbal constitue une bonne pratique. Dès qu'un projet implique des sommes importantes, plusieurs intervenants, des échéanciers précis ou des travaux techniques, l'absence de document détaillé peut rapidement créer des problèmes.
Un contrat écrit permet notamment de:
Déterminer exactement les travaux confiés au sous-traitant
Établir le prix et les modalités de paiement
Fixer les dates et échéances importantes
Départager les responsabilités
Préciser les standards de qualité attendus
Encadrer les modifications aux travaux
Prévoir la gestion des retards et des défauts
Déterminer les conditions de résiliation
Faciliter la preuve de l'entente en cas de litige
Plus le mandat est complexe, plus les clauses doivent être adaptées au projet plutôt que copiées à partir d'un modèle générique.
La sous-traitance est-elle encadrée par la loi au Québec?

Source: Soumission Rénovation
Oui. Plusieurs règles peuvent s'appliquer selon la nature du mandat, le secteur d'activité et les parties impliquées.
Le Code civil du Québec encadre notamment les contrats d'entreprise et de service. Un entrepreneur ou un prestataire peut généralement s'adjoindre un tiers pour exécuter son contrat, sauf lorsque le mandat a été confié en raison de ses qualités personnelles ou lorsque la sous-traitance est incompatible avec la nature du contrat. L'entrepreneur demeure alors responsable de l'exécution envers son propre client.
D'autres obligations peuvent s'ajouter dans les professions réglementées, les travaux de construction et les marchés publics.
Les licences RBQ en construction
Lorsqu'une licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) est requise, il ne suffit pas que l'entrepreneur principal possède sa propre licence.
Avant de confier les travaux, l'entrepreneur doit vérifier si le sous-traitant détient une licence valide ainsi que les sous-catégories correspondant aux travaux qu'il exécutera.
Il est prudent d'inscrire au contrat:
Le numéro de licence RBQ du sous-traitant
Les sous-catégories pertinentes
L'obligation de maintenir la licence en vigueur pendant les travaux
L'obligation d'aviser rapidement l'entrepreneur principal en cas de suspension, restriction ou annulation
Une vérification au registre de la RBQ devrait également être faite avant la signature.
Les contrats et sous-contrats publics
La sous-traitance liée à un contrat public peut être soumise à des exigences supplémentaires. Selon la valeur et la nature du contrat, des vérifications ou autorisations peuvent notamment être requises auprès de l'Autorité des marchés publics.
Les entreprises doivent aussi tenir compte des règles concernant le Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics et, lorsque requis, le Registre des entreprises autorisées à contracter ou à sous-contracter.
Une attestation de Revenu Québec peut également être nécessaire dans certaines situations. Comme les seuils et exigences peuvent évoluer, ils devraient être vérifiés au moment de conclure le contrat.
Peut-on signer un contrat de sous-traitance électroniquement?
Un contrat n'a pas nécessairement besoin d'être imprimé pour avoir une valeur juridique. Au Québec, un document technologique peut avoir une valeur équivalente à un document papier lorsque les exigences applicables sont respectées, notamment en matière d'intégrité.
Une plateforme de signature électronique ou un système de gestion de contrats peut donc être utilisé. L'important est de pouvoir conserver un document fiable et établir adéquatement le lien entre le document et les signataires.
Un outil numérique facilite aussi le suivi des versions, annexes, approbations et avenants.
Quelles clauses inclure dans un contrat de sous-traitance?

Source: Soumission Rénovation
Il n'existe pas un modèle unique convenant à tous les projets. Un sous-contrat pour une rénovation résidentielle n'aura pas la même portée qu'un contrat lié à un important chantier commercial.
Certaines clauses demeurent toutefois particulièrement utiles.
1. La désignation des parties
Le contrat doit identifier clairement les personnes ou entreprises qui s'engagent.
Pour une entreprise québécoise, on peut notamment indiquer:
Le nom légal de l'entreprise
Son adresse
Son numéro d'entreprise du Québec (NEQ), lorsque pertinent
Les coordonnées du représentant autorisé
Le numéro de licence RBQ, lorsque requis
Les mentions comme le numéro SIRET, le registre du commerce et des sociétés ou le capital social proviennent généralement de modèles français et ne devraient pas être copiées automatiquement dans un contrat québécois.
2. L'objet du contrat et la description des travaux
La description du mandat est l'une des parties les plus importantes du document.
Évitez les formulations imprécises comme « effectuer les travaux électriques nécessaires ». Indiquez plutôt clairement ce qui est compris et, lorsque pertinent, ce qui est exclu.
Le contrat peut faire référence à des documents annexés:
Plans
Devis
Dessins d'atelier
Soumission acceptée
Échéancier
Liste de matériaux
Fiches techniques
Directives particulières du chantier
Il faut également déterminer quel document prévaut si deux pièces se contredisent.
3. Les modalités d'exécution
Cette section précise comment le mandat doit être réalisé.
Selon le projet, elle peut couvrir les heures d'accès au chantier, la coordination avec les autres corps de métier, les matériaux à fournir, le nettoyage, l'entreposage, la protection des surfaces et les procédures de réception.
Le contrat peut également préciser les normes techniques, plans et exigences réglementaires applicables.
4. Les obligations des parties
Les responsabilités de l'entrepreneur principal et du sous-traitant devraient être définies séparément.
Le sous-traitant peut notamment fournir sa main-d'oeuvre, son équipement, ses outils ou certains matériaux. L'entrepreneur principal peut être responsable de l'accès au chantier, de certains renseignements techniques ou de la coordination générale.
L'objectif est d'éviter qu'une tâche ou une dépense importante tombe dans une zone grise.
5. Le prix et les modalités de paiement
Le contrat doit expliquer clairement la façon dont la rémunération est calculée.
Il peut s'agir:
D'un prix forfaitaire
D'un taux horaire
D'un prix par unité
D'une combinaison de plusieurs méthodes
Précisez également les taxes applicables, les modalités de facturation, les documents nécessaires au paiement et le calendrier des versements.
Lorsque des paiements progressifs sont prévus, rattachez-les autant que possible à des étapes vérifiables du projet.
6. Les travaux supplémentaires et les modifications
Les changements en cours de chantier sont une source fréquente de désaccords. Le contrat devrait donc prévoir une procédure claire.
Une modification devrait idéalement être approuvée par écrit avant son exécution et préciser:
Le changement demandé
Son coût
Son effet sur l'échéancier
Les matériaux ou travaux concernés
Cette procédure réduit le risque qu'une partie considère un travail comme inclus alors que l'autre le considère comme un supplément.
7. La durée du contrat et l'échéancier
Indiquez la date prévue de début, les principales étapes et la date d'achèvement lorsque celles-ci peuvent être déterminées.
Le contrat peut aussi prévoir la façon de traiter les retards attribuables à des circonstances hors du contrôle du sous-traitant, comme certains problèmes d'approvisionnement ou une impossibilité temporaire d'accéder au chantier.
Les pénalités automatiques mal définies devraient toutefois être évitées. Une clause comportant des conséquences financières importantes mérite une révision juridique.
8. Le contrôle et la réception des travaux
Le contrat peut établir une procédure permettant de vérifier les travaux avant de les considérer comme terminés.
Il peut notamment prévoir:
Une inspection à la fin du mandat
Une liste de déficiences
Un délai pour effectuer les corrections
Les documents devant être remis
Les critères permettant de considérer les travaux comme acceptés
La réception des travaux peut avoir des conséquences juridiques importantes. Pour un chantier complexe, cette clause devrait être rédigée avec soin.
9. Les assurances, permis et exigences réglementaires
Selon la nature des travaux, le contrat peut exiger certaines assurances et préciser qui doit obtenir les permis ou autorisations nécessaires.
Il est aussi utile d'indiquer que chaque partie doit respecter les lois, règlements et exigences applicables à ses activités, notamment les licences, normes de sécurité et obligations relatives à la main-d'oeuvre.
Une clause de conformité ne remplace toutefois pas les vérifications nécessaires avant et pendant les travaux.
10. La responsabilité et les garanties
Une clause de responsabilité précise ce qui arrive lorsqu'une partie cause un dommage ou n'exécute pas correctement ses obligations.
Elle doit être adaptée au type de travaux et aux risques du projet. Les contrats plus importants peuvent aussi prévoir des exigences particulières d'assurance ou certaines garanties financières.
Les expressions « obligation de moyens » et « obligation de résultat » doivent être utilisées avec prudence, puisque le niveau d'obligation applicable dépend de la nature de la prestation et du cadre juridique.
11. La confidentialité et la propriété intellectuelle
Une clause de confidentialité n'est pas nécessaire dans chaque sous-contrat de construction. Elle peut toutefois être utile lorsque le sous-traitant a accès à des renseignements commerciaux, techniques ou personnels sensibles.
Pour les mandats de conception, d'architecture, d'ingénierie, de dessin ou de création de contenu, le contrat peut aussi préciser les droits d'utilisation de la propriété intellectuelle.
Lorsque des professionnels réglementés sont impliqués, leurs obligations professionnelles et déontologiques doivent être respectées.
12. Le recours à d'autres sous-traitants
Le contrat devrait préciser si le sous-traitant peut lui-même confier une partie des travaux à un autre entrepreneur.
Une clause peut interdire cette sous-traitance supplémentaire sans autorisation préalable ou imposer certaines conditions.
En construction, toute entreprise à qui sont confiés des travaux nécessitant une licence doit posséder les licences et sous-catégories appropriées.
13. Les modalités de rupture et de résiliation
Un contrat devrait expliquer comment chaque partie peut y mettre fin et ce qui se produit ensuite.
La clause peut traiter:
Des manquements permettant la résiliation
Des avis à transmettre
Des délais accordés pour corriger un défaut
Du paiement des travaux déjà réalisés
De la remise des matériaux et documents
De la récupération des équipements
Une clause de résiliation ne remplace toutefois pas automatiquement les règles applicables du Code civil du Québec.
14. Les cas de force majeure
Une clause de force majeure peut préciser les conséquences d'un événement imprévisible et irrésistible empêchant réellement l'exécution d'une obligation.
Elle peut prévoir la transmission d'un avis, la suspension de certaines obligations et les effets sur l'échéancier.
Il faut éviter de qualifier automatiquement tout retard ou difficulté commerciale de force majeure.
15. Le règlement des différends
Mieux vaut déterminer la procédure de résolution d'un conflit avant qu'il survienne.
Le contrat peut notamment prévoir une négociation entre les responsables du projet suivie d'une médiation.
Certaines ententes comprennent également une clause d'arbitrage. Comme celle-ci peut modifier considérablement la façon dont un litige sera réglé, elle devrait être rédigée ou vérifiée par un professionnel du droit.
Comment rédiger un contrat de sous-traitance étape par étape
Avant de remplir un modèle, définissez précisément le mandat et rassemblez les plans, soumissions, échéanciers, prix et exigences techniques nécessaires.
Vous pouvez ensuite suivre cette démarche:
Identifier précisément les parties
Décrire les travaux et les exclusions
Vérifier les licences et autorisations
Déterminer le prix et la méthode de facturation
Fixer les échéances et responsabilités
Prévoir une procédure pour les changements
Définir les critères de réception des travaux
Encadrer les situations de défaut, retard et résiliation
Déterminer le processus de règlement des différends
Faire relire le document lorsque les risques juridiques ou financiers sont importants
Faire signer la version définitive par les personnes autorisées
Conserver le contrat et toutes ses modifications
La gestion du contrat ne s'arrête pas à sa signature. La version utilisée pendant le projet doit toujours correspondre à l'entente réellement en vigueur.
Comment gérer les modifications et les avenants pendant le projet?

Source: Source: Groupe Able
Une modification peut toucher le prix, l'échéancier, les matériaux, la portée des travaux ou les responsabilités. Dès qu'elle change ce qui avait été convenu, elle devrait être documentée.
Dans les projets plus complexes, les changements peuvent être consignés dans un avenant, un ordre de changement ou un autre document approuvé par les parties.
Documenter chaque changement
Un document de modification devrait généralement indiquer:
Le contrat auquel il se rattache
La date de la modification
Une description précise du changement
Le montant ajouté ou retranché
L'incidence sur l'échéancier
Les plans ou devis concernés
La date d'entrée en vigueur
L'approbation des représentants autorisés
Si une instruction urgente est donnée verbalement sur le chantier, confirmez-la rapidement par écrit.
Une conversation téléphonique ne devrait pas être le seul endroit où sont consignés un changement de prix, une modification importante des travaux ou un report d'échéancier.
Contrôler les versions du contrat
Lorsqu'un projet comporte plusieurs modifications, attribuez une date ou un numéro à chaque avenant et conservez une liste des changements approuvés.
Les plans, devis et annexes modifiés doivent eux aussi être clairement identifiables.
Évitez d'écraser les anciennes versions: conserver l'historique permet de retracer l'évolution de l'entente.
Vérifier qui peut approuver une modification
Toutes les personnes présentes sur un chantier ne sont pas nécessairement autorisées à modifier le contrat.
Le document peut donc préciser quels représentants peuvent approuver un changement ayant une incidence sur le prix, les travaux ou les délais.
Comment organiser le suivi documentaire du contrat?
Un contrat bien rédigé perd une partie de son utilité si personne ne peut retrouver la dernière version ou l'approbation d'un changement.
Centralisez les pièces importantes dans un même dossier physique ou numérique, notamment:
Le contrat signé
Les annexes et devis
Les plans applicables
Les avenants et ordres de changement
Les soumissions révisées
Les approbations écrites
Les factures et preuves de paiement
Les rapports d'inspection
Les listes de déficiences
Les garanties et fiches techniques
Les preuves d'assurance
Les documents relatifs aux licences et autorisations
Les échanges importants concernant le prix, l'échéancier ou la portée des travaux
L'objectif n'est pas de conserver chaque échange, mais de pouvoir retracer les décisions qui modifient les obligations contractuelles.
Utiliser une méthode de classement cohérente
Une convention comprenant la date, le numéro du document et une courte description facilite la recherche.
Pour les projets comportant plusieurs intervenants, un logiciel de gestion documentaire ou de gestion de contrats peut faciliter le suivi, sans être indispensable.
Comment suivre l'exécution du contrat jusqu'à la réception des travaux?
La signature ne garantit pas à elle seule que les travaux seront conformes. Le suivi doit se poursuivre pendant l'exécution.
Selon la nature du mandat, vérifiez notamment:
L'avancement par rapport à l'échéancier
La conformité aux plans et devis
Les matériaux ou équipements prévus
Les travaux devant être inspectés avant d'être recouverts
Les modifications approuvées
Les déficiences signalées
Les documents ou livrables attendus
L'objectif est de déceler les écarts assez tôt pour pouvoir les corriger.
Ce contrôle doit toutefois porter sur les résultats et les obligations prévues au contrat, sans transformer inutilement la relation avec un sous-traitant indépendant en contrôle de ses moyens de travail.
Documenter les déficiences
Lorsqu'un travail ne respecte pas les exigences convenues, décrivez précisément le problème et la correction attendue.
Une liste de déficiences peut indiquer l'emplacement, le travail concerné, la correction demandée et, lorsque pertinent, le délai prévu.
Des photos datées peuvent également aider à documenter l'état des travaux.
Préparer la réception finale
Avant de considérer le mandat comme terminé, vérifiez les critères de réception prévus au contrat.
Selon les travaux, il peut rester à:
Inspecter les travaux terminés
Confirmer la correction des déficiences
Recevoir les garanties
Obtenir les manuels ou fiches techniques
Récupérer les plans ou documents finaux
Confirmer les montants encore dus
Fermer les modifications en suspens
Il est préférable de documenter clairement la fin du mandat plutôt que de présumer que l'absence de nouvelles interventions signifie que tout a été accepté.
Comment gérer les risques pendant toute la durée du contrat?
Certaines vérifications faites avant la signature peuvent devoir être répétées pendant un projet de longue durée.
Lorsque pertinent:
Vérifiez de nouveau les licences si la portée des travaux change
Assurez-vous que les assurances exigées demeurent en vigueur
Réévaluez les permis, qualifications et autorisations lors d'un avenant important
Documentez rapidement les retards, documents manquants ou autres écarts contractuels
Un problème est généralement plus facile à gérer lorsqu'il est consigné au moment où il survient plutôt qu'à la fin du projet.
Modèle simplifié de contrat de sous-traitance

Source: Soumission Rénovation
Le modèle suivant peut servir de point de départ. Il ne remplace pas un contrat adapté aux particularités du chantier ni les conseils d'un avocat.
Parties:
Le présent contrat est conclu entre [nom légal de l'entrepreneur principal], ayant son établissement à [adresse], NEQ [numéro], représenté par [nom et fonction], ci-après "l'entrepreneur principal", et [nom légal du sous-traitant], ayant son établissement à [adresse], NEQ [numéro], représenté par [nom et fonction], ci-après "le sous-traitant".
Objet du contrat:
Le sous-traitant s'engage à réaliser les travaux suivants: [description précise].
Les travaux exclus du présent contrat sont: [exclusions].
Les documents suivants font partie du contrat: [plans, devis, soumission, annexes].
Prix:
Le prix convenu est de [montant] $, plus les taxes applicables, selon la méthode suivante: [forfait, taux horaire ou autre].
Paiement:
Les factures seront présentées [fréquence ou étapes]. Le paiement sera effectué selon les conditions suivantes: [modalités].
Échéancier:
Les travaux doivent débuter le [date] et leur achèvement est prévu le [date], sous réserve des modifications approuvées et des circonstances prévues au contrat.
Modifications:
Aucun travail supplémentaire ayant une incidence sur le prix ou l'échéancier ne doit être entrepris sans approbation écrite préalable.
Chaque modification doit préciser les travaux visés, son incidence sur le prix et l'échéancier ainsi que sa date d'entrée en vigueur.
Conformité:
Le sous-traitant s'engage à maintenir pendant l'exécution des travaux toutes les licences, autorisations et assurances exigées pour les travaux qui lui sont confiés.
Réception des travaux:
À la fin du mandat, les travaux seront vérifiés selon les critères suivants: [critères]. Les déficiences devront être corrigées selon les modalités convenues.
Résiliation:
Les conditions et conséquences d'une résiliation sont les suivantes: [conditions, avis, paiement des travaux exécutés et remise des documents].
Règlement des différends:
Les parties conviennent de suivre le processus suivant en cas de différend: [négociation, médiation ou autre mécanisme approprié].
Signatures:
Signé à [ville], le [date].
[Nom et signature du représentant de l'entrepreneur principal]
[Nom et signature du représentant du sous-traitant]
Ce modèle devrait être complété selon les particularités du projet, notamment pour les travaux réglementés, contrats publics, mandats professionnels ou projets comportant des risques financiers élevés.
Quand consulter un avocat?
Un modèle standard peut suffire pour structurer une entente simple, mais certaines situations justifient une révision juridique.
Il peut être prudent de consulter un avocat lorsque:
Le contrat représente une somme importante
Les travaux comportent des risques élevés
Une clause limite fortement la responsabilité
Des pénalités importantes sont prévues
Une clause d'arbitrage est envisagée
Le contrat est lié à un marché public
Plusieurs niveaux de sous-traitance sont prévus
Des droits de propriété intellectuelle sont en jeu
Un professionnel réglementé intervient
Les parties ne s'entendent pas sur leurs responsabilités
Une modification importante change la répartition des risques
Une consultation avant la signature ou l'approbation d'un avenant important est généralement plus simple que de tenter d'interpréter une clause imprécise après le début d'un litige.
Bien encadrer la sous-traitance du début à la fin
Un bon contrat de sous-traitance doit refléter ce qui a réellement été convenu entre les parties. Le mandat, le prix, l'échéancier, les responsabilités, les modifications, la réception des travaux et les conditions de résiliation doivent être suffisamment précis pour être compris de la même façon par tous.
Cette rigueur doit se poursuivre après la signature. Documenter les avenants, conserver les versions approuvées, suivre les travaux et vérifier les exigences importantes permettent de garder le contrat fiable jusqu'à la fin du mandat. Dans le secteur de la construction au Québec, ces pratiques doivent aussi s'accompagner des vérifications réglementaires appropriées, notamment concernant les licences RBQ.
FAQ sur les contrats de sous-traitance
Est-ce qu'un contrat de sous-traitance écrit est obligatoire au Québec?
Pas nécessairement dans tous les cas. Le Code civil du Québec permet généralement la formation d'un contrat par l'échange des consentements, sauf lorsqu'une règle particulière impose une forme précise. Un contrat écrit demeure toutefois fortement recommandé pour établir clairement la portée du mandat et faciliter la preuve de l'entente.
Quelle est la différence entre un sous-traitant et un employé?
Un sous-traitant exerce normalement son activité de façon indépendante et conserve une autonomie dans ses moyens d'exécution. Un employé travaille plutôt dans une relation caractérisée notamment par un lien de subordination. Le titre inscrit au contrat ne suffit pas à déterminer le véritable statut de la relation.
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