Les fourmis charpentières : impact et solutions
Par Équipe éditoriale
Modifié le 8 novembre 2023

Les fourmis charpentières ne sont pas seulement nuisibles aux maisons et aux structures bâties en bois.
Dans la nature, elles font aussi d’importants dégâts aux arbres sur pieds - pas seulement les arbres morts ou les souches- et sont reconnues par les entomologistes comme des ravageurs d’arbres forestiers (le cèdre notamment).
Les colonies de fourmis charpentières ont deux pics d’activité au cours d’une saison normale dans le nord des États-Unis et le sud du Canada. Selon la météo et l’altitude, les colonies rompent leur diapause entre avril et juin, lorsque la reine recommence à pondre des œufs.
Les larves en développement concentrent alors toute l’attention de la colonie. Ainsi les travailleuses sont surtout occupées à nourrir les larves qui se développent rapidement entre juin et juillet.
Un deuxième pic d’activité a lieu à la mi-août, lorsque la reine pond pour la deuxième fois de l’année. Cette période d’activité fourmillante est plus courte et moins intense.
La colonie entre en diapause en octobre/novembre. La dernière couvée hiverne sous forme de larves et terminera son développement vers la fin de l’hiver.
Aux premières journées chaudes du printemps, des reproducteurs (mâles comme femelles) sortent du nid pour voler, s’accoupler et tenter d’initier de nouvelles colonies. Mais il est possible que cette activité d’essaimage ait lieu n’importe où entre janvier et juin, en fonction des conditions météorologiques et de la région.
De graves dommages sur les bâtiments
Dans une maison ancienne en rénovation de Montréal bénéficiant d’un terrain paysagé important, des fourmis sont repérées par les ouvriers qui ont ôté les panneaux muraux de finition de la maison.
On constate que la plupart des montants (2X4 et 2X6) et bases du mur ont été creusés par des fourmis charpentières sur 20 pieds, formant de véritables tunnels.
Les montants les plus gravement endommagés étaient tellement creusés de tunnels et nervures que l’un des deux-par-quatre de huit pieds ne pesait plus qu’un kilo. Ces tunnels se prolongeaient jusqu’au plafond, de sorte que le propriétaire est passé à travers le plafond pendant qu’il nous montrait les dégâts.
Le contrôle parasitaire des fourmis charpentières doit considérer le terrain sur lequel la maison est sise, en particulier si le terrain est arboré, propre ou encombré, près de cultures ou uniquement urbain, etc.
Il est fréquent que la colonie « domestique » (celle de la maison) ne soit qu’une annexe d’une colonie principale (parentale) établie à l’extérieur dans une souche.
Dans ce cas, le traitement des fourmis charpentières de la maison ne garantira pas qu’à moyen terme, les fourmis soient de retour.
Établir une soumission pour lutter contre les charpentières
Naturellement ce type de configuration illustre à quel point il est complexe d’établir un prix d’intervention et de présenter une soumission fiable, loin des lieux de l’infestation lors du premier appel téléphonique du client.
Remonter jusqu’au nid va exiger une analyse qui dépend de la taille de la maison, de ses matériaux, de sa configuration.
Ouvrir les murs jusqu’à la reine et le nid principal peut-être fastidieux et une tâche longue à accomplir.
Une analyse complète du contexte et des pulvérisations justes nécessaires, calculée selon le périmétrique doit être utilisée pour contrôler ces nuisibles avec une réduction significative de la quantité d’insecticide utilisée.
Il faut parfois revenir après quelques jours pour s’assurer que le travail a porté ses fruits à 100 %.
Le contrôle parasitaire maîtrise toutes les situations
Les fourmis charpentières sont des espèces d'insectes nuisibles aux structures de bois qui, au même titre que les capricornes ou les termites, peuvent être contrôlées efficacement en utilisant les techniques qui respectent les normes de l’AQGP (Association québécoise de gestion parasitaire) et de la province.
Ces normes sont de plus en plus strictes et restrictives dans l’emploi des insecticides, et ce, de façon naturelle dans le contexte du respect de l’environnement et la biodiversité.
Aujourd’hui on ne dit plus exterminateur, mais expert en gestion parasitaire.
Aujourd’hui on ne cherche plus a à tuer tous les insectes, on élimine le surplus, celui qui nuit à l’homme parce qu’il n’est pas dans son écosystème.
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